Il y a des plats qu’on commande une fois, par curiosité. Et d’autres qu’on redemande dès la deuxième visite, parce qu’on a compris qu’on ne trouvera pas mieux ailleurs. Le carpaccio à volonté à Strasbourg, c’est exactement ça et L’Épicurien, 9 rue de Berne, est l’unique adresse à l’avoir érigé en véritable institution de table.
L’histoire derrière le carpaccio : Venise, 1950, une comtesse et un chef visionnaire
Tout commence à Venise, en 1950, dans les cuisines de l’Harry’s Bar. Giuseppe Cipriani invente le carpaccio pour la comtesse Amalia Nani Mocenigo, à qui les médecins ont interdit la viande cuite. Il tranche du filet cru en lamelles fines comme du papier, l’assaisonne d’une sauce légère, et baptise la création « carpaccio » en hommage au peintre Vittore Carpaccio, dont les toiles explosaient de rouges et de blancs.
Soixante-quinze ans plus tard, L’Épicurien reprend ce geste fondateur et le pousse plus loin : filet de bœuf Charolais, Parmesan DOP 24 mois, roquette sauvage, câpres de Pantelleria, fleur de sel de Guérande et huile toscane. Et surtout à volonté.
Ce qui distingue ce carpaccio des autres
Ce n’est pas un carpaccio assemblé à la hâte. Chaque composant a été choisi pour ce qu’il apporte précisément dans l’assiette.
La viande, d’abord. Adam, le boucher référencé depuis l’ouverture, fournit un filet de bœuf Charolais dont la couleur rouge cerise et la texture translucide trahissent immédiatement la qualité. Une viande mal sourcée, mal maturée, ne peut pas donner ça. Ce n’est pas une question de technique c’est une question d’origine.
Le Parmesan ensuite. Certifié Parmigiano Reggiano DOP, affiné 24 mois minimum, il apporte une salinité cristalline et une légère granularité qui équilibrent la douceur de la viande crue. La fleur de sel de Guérande, récoltée à la main dans les marais salants bretons, croque discrètement sous la dent. L’huile toscane, fruitée et légèrement poivrée en finale, lie l’ensemble.
À volonté. Ce mot change tout. On peut prendre le temps, reprendre, tester une bouchée avec plus de câpres, une autre avec moins d’huile. C’est une invitation à explorer le plat plutôt qu’à le consommer.
Halal, mais pas au rabais : pourquoi ça compte
L’Épicurien est certifié halal ce qui signifie, concrètement, que la traçabilité de chaque viande est vérifiable de l’élevage jusqu’à l’assiette. Pour un carpaccio servi cru, cette rigueur n’est pas anecdotique : elle est fondamentale.
C’est aussi ce qui permet à des convives de tous horizons de partager la même table sans compromis. Une famille qui mange halal, des collègues qui cherchent une adresse pour un déjeuner d’affaires, un couple qui veut une belle soirée : la certification halal n’est pas un marqueur restrictif ici. C’est une garantie de sérieux.
Au-delà du carpaccio : les viandes qui complètent la carte
Si le carpaccio est la signature, les pièces bovines sont l’âme du restaurant. La côte de bœuf Charolais IGP dont l’appellation est protégée par l’INAO arrive en pièce maîtresse pour ceux qui veulent une expérience de steakhouse complète. Le Simmental alsacien, race locale au persillé généreux, surprend régulièrement les habitués des grandes races internationales. Et le filet d’Angus, d’une tendreté sans discussion, reste la valeur sûre.
Pour prolonger ces découvertes à domicile, L’Épicerie Épicurienne propose une sélection de produits gourmands dans le même esprit de qualité sourcée.
Une adresse à retenir pour Strasbourg
L’Épicurien n’est pas un restaurant à cocher sur une liste. C’est le genre d’adresse qu’on revient tester sous différents angles le carpaccio un soir, la côte de bœuf un autre, un déjeuner en semaine pour changer. La salle, rue de Berne, est au cœur de Strasbourg, facile d’accès, et les tables se remplissent vite le week-end.
Si vous voulez vous assurer une place, la réservation en ligne est ouverte.
L’Épicurien 9 rue de Berne, Strasbourg | +33 9 79 01 28 81